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Quels sont les critères pour un bon référencement ?

Par Bruno PicardMis à jour en novembre 20266 min de lecture

Un bon référencement repose sur cinq familles de critères : un site que Google peut explorer et indexer, des contenus qui répondent vraiment à la question posée, des signaux de fiabilité (l'E-E-A-T), une page agréable à utiliser et une réputation construite par les liens et les mentions. Aucun de ces critères ne suffit seul. Google ne publie pas de liste pondérée, mais il documente clairement ce qu'il cherche à récompenser.

L'essentiel
  • Sans exploration ni indexation, aucun autre critère ne compte : c'est le préalable.
  • Le contenu utile, écrit d'abord pour des personnes, reste le critère central.
  • L'E-E-A-T n'est pas un score : c'est la grille qui décrit la fiabilité que Google veut repérer.
  • L'expérience de page départage surtout des pages de qualité comparable.
  • Les mêmes critères aident à être repris par les IA comme ChatGPT ou les aperçus IA de Google.
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Il n'existe pas de liste officielle de « 200 critères »

Vous lirez souvent que Google utilise « plus de 200 facteurs ». Le chiffre circule depuis des années, mais personne en dehors de Google ne connaît la liste ni le poids de chaque élément. Les classements de critères publiés par des éditeurs d'outils sont des corrélations observées, pas des règles.

Ce que l'on sait, en revanche, provient de la documentation officielle de Google Search Central : les « Essentiels de la recherche Google » (les exigences techniques et les règles anti-spam), le guide sur les contenus utiles et les pages consacrées à l'expérience de page. C'est sur ces bases que repose cette page. Elles ont l'avantage de ne pas changer à chaque rumeur.

1. Être explorable et indexable

Avant d'être classée, une page doit être trouvée par Googlebot, lue, puis enregistrée dans l'index. Les blocages les plus fréquents sur les petits sites sont simples :

  • une règle noindex oubliée après la mise en ligne ;
  • un fichier robots.txt qui interdit des répertoires utiles ;
  • des pages accessibles uniquement par un moteur de recherche interne ou un formulaire, donc sans lien pour les atteindre ;
  • des erreurs serveur ou des redirections en boucle.

La Search Console, gratuite, indique quelles pages sont indexées et pourquoi les autres ne le sont pas. Si votre site n'apparaît pas du tout, commencez par notre guide mon site n'est pas visible sur Google.

2. Un contenu utile, pensé pour les lecteurs

Google explique que ses systèmes cherchent à mettre en avant des contenus « utiles et fiables, créés d'abord pour aider les gens », et non pour attirer des visites depuis les moteurs. Depuis mars 2024, l'ancien « système de contenu utile » est intégré au cœur de l'algorithme : il n'y a plus de mise à jour séparée, l'évaluation est permanente.

Concrètement, une page utile :

  • répond à la question dès les premières lignes, puis approfondit ;
  • apporte quelque chose que les autres résultats n'ont pas : une expérience vécue, un chiffre de votre activité, une photo réelle, un cas concret ;
  • est exacte, relue, datée quand le sujet évolue ;
  • ne gonfle pas artificiellement sa longueur.
Exemple

Un plombier de Nantes qui publie « Combien coûte le remplacement d'un chauffe-eau ? » avec ses fourchettes de prix réelles, les marques qu'il pose et le temps d'intervention apporte une information originale. Une page générique sur « l'importance de l'eau chaude » n'apporte rien.

Le guide écrire pour les IA détaille la même démarche du point de vue des assistants comme ChatGPT : réponses directes, faits datés et sourcés.

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3. L'E-E-A-T : expérience, expertise, autorité, fiabilité

L'E-E-A-T (Experience, Expertise, Authoritativeness, Trustworthiness) vient des consignes que Google donne à ses évaluateurs de qualité, des personnes qui notent des résultats pour l'aider à tester ses algorithmes. Le premier « E », pour l'expérience vécue, a été ajouté fin 2022.

Deux précisions de Google évitent bien des malentendus. D'abord, l'E-E-A-T « n'est pas en soi un facteur de classement » : c'est la description de ce que les systèmes essaient de repérer à travers de nombreux signaux. Ensuite, parmi les quatre notions, la fiabilité est la plus importante. Elle compte davantage pour les sujets qui touchent la santé, l'argent ou la sécurité.

Ce que vous pouvez montrer :

  • Expérience : vous avez utilisé le produit, réalisé le chantier, accompagné le client. Dites-le, montrez-le.
  • Expertise : qui écrit, avec quelle formation ou quel métier. Une signature et une courte biographie suffisent.
  • Autorité : d'autres sites, médias ou organismes parlent de vous. Voir les mentions de marque.
  • Fiabilité : coordonnées complètes, mentions légales, prix clairs, avis vérifiables, connexion HTTPS, absence d'affirmations exagérées.

4. L'expérience de page

L'expérience de page regroupe ce que ressent le visiteur : vitesse d'affichage, stabilité de la mise en page, réactivité aux clics, confort sur mobile, sécurité HTTPS, absence de fenêtres intrusives qui masquent le contenu. Google précise qu'il n'existe pas « un signal unique » d'expérience de page, mais que ses systèmes tiennent compte de plusieurs éléments liés.

Les Core Web Vitals, mesurés sur de vrais visiteurs, en sont la partie chiffrée :

IndicateurCe qu'il mesureSeuil « bon »
LCPTemps d'affichage du plus grand élément visible2,5 s ou moins
INPRéactivité après un clic ou une saisie (a remplacé le FID en mars 2024)200 ms ou moins
CLSDécalages visuels pendant le chargement0,1 ou moins

Gardez la bonne échelle : une page rapide mais creuse ne passera pas devant une page lente mais nettement plus pertinente. L'expérience de page départage surtout des contenus de niveau proche. Pour le confort sur téléphone, voyez votre site est-il adapté au mobile ?

5. Les liens et la réputation

Les liens venant d'autres sites restent un signal important : ils aident Google à découvrir vos pages et à juger de leur notoriété. Ce qui compte est la pertinence et la qualité, pas le nombre. Un lien depuis le site de la chambre de métiers de votre département vaut plus que cent liens achetés sur des blogs sans lecteurs, qui peuvent d'ailleurs relever des règles anti-spam. Notre guide comment faire un bon netlinking détaille les méthodes saines.

Les liens internes comptent aussi : ils indiquent à Google quelles pages sont importantes et comment elles se rattachent entre elles.

Et pour les IA ?

Pour être repris dans les aperçus IA de Google, une page doit être indexée et pouvoir s'afficher avec un extrait ; Google précise qu'aucune optimisation spéciale n'est nécessaire au-delà des bonnes pratiques habituelles. ChatGPT, Perplexity ou Copilot interrogent eux aussi des index de recherche avant de rédiger leur réponse. Les critères ci-dessus restent donc la base. Deux points prennent encore plus de poids : la clarté des réponses (une phrase qu'une IA peut citer telle quelle) et la cohérence des informations sur votre entreprise d'un site à l'autre. Le guide référencement IA explique ce qui change vraiment.

Questions fréquentes

Quel est le critère le plus important pour Google ?

La pertinence du contenu par rapport à la recherche. Une page techniquement parfaite qui ne répond pas à la question ne sera pas bien classée. Mais elle doit d'abord être indexable.

L'E-E-A-T est-il un facteur de classement ?

Pas directement, selon Google. C'est un cadre qui décrit la qualité recherchée ; les algorithmes l'approchent par de nombreux signaux. Travailler sa fiabilité reste donc utile.

La longueur d'un texte est-elle un critère ?

Non. Google indique ne pas avoir de nombre de mots préféré. Un texte doit être aussi long que nécessaire pour répondre complètement, pas plus.

Les Core Web Vitals peuvent-ils faire chuter un site ?

Rarement à eux seuls. Ils peuvent faire la différence entre deux pages comparables. Des scores très mauvais signalent surtout un problème de confort qui fait fuir vos visiteurs.

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