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Optimiser ses images pour Google : texte alternatif, nom de fichier et poids

Par Bruno PicardMis à jour en novembre 20265 min de lecture

Pour qu'une image soit comprise par Google, donnez-lui un nom de fichier descriptif, un texte alternatif (attribut alt) qui dit ce qu'elle montre, et placez-la près d'un texte qui en parle. Allégez-la aussi : une image trop lourde ralentit la page. Google indique lui-même que le texte alternatif est l'attribut le plus important pour les images.

L'essentiel
  • L'attribut alt décrit l'image en une phrase courte et précise ; il sert aux personnes aveugles et aux moteurs.
  • Un nom de fichier lisible (chaise-bois-chene.jpg) vaut mieux qu'un nom d'appareil photo (IMG_4521.jpg).
  • Utilisez une balise img classique, des formats modernes comme WebP ou AVIF et des dimensions adaptées à l'affichage.
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Pourquoi optimiser ses images

Un robot ne « voit » pas une photo comme vous. Google dispose d'outils d'analyse d'image, mais il s'appuie toujours sur le texte qui accompagne l'image pour comprendre son sujet et son contexte. Bien renseignées, vos images peuvent apparaître dans Google Images et dans les résultats enrichis, ce qui apporte des visites, notamment pour les produits, les recettes, l'artisanat ou l'immobilier.

L'enjeu ne se limite pas au référencement. Les personnes malvoyantes utilisent des lecteurs d'écran qui lisent le texte alternatif à voix haute. Une image sans alt est pour elles un trou dans la page.

Le texte alternatif (attribut alt)

L'attribut alt se place dans la balise de l'image. Il remplace l'image quand elle ne s'affiche pas, et c'est lui que lisent les lecteurs d'écran.

<img src="/images/tarte-tatin-maison.webp" alt="Tarte tatin aux pommes caramélisées sur un plat en céramique" width="800" height="600">

Pour bien le rédiger :

  • Décrivez ce que montre l'image, comme si vous la décriviez au téléphone : « Escalier en chêne massif avec rampe en acier noir » plutôt que « escalier ».
  • Restez bref : une phrase suffit, généralement moins de 125 caractères.
  • N'empilez pas de mots-clés : « escalier bois escalier chêne escalier sur mesure Lyon » est du bourrage, que Google peut considérer comme du spam.
  • Laissez l'alt vide (alt="") pour les images purement décoratives, comme un filet ou un motif de fond : le lecteur d'écran les ignorera.
  • Si l'image est un lien, l'alt sert de texte du lien : indiquez où mène le clic.

Et l'attribut title ?

L'attribut title affiche une infobulle au survol de la souris. Il n'apparaît pas sur mobile, et la documentation de Google sur les images ne le présente pas comme un élément de référencement. Il n'est donc pas nécessaire de le remplir ; s'il fait doublon avec l'alt, il peut même être lu deux fois par certains lecteurs d'écran.

Le nom du fichier

Renommez vos images avant de les mettre en ligne. Google recommande des noms courts et descriptifs. Quelques règles pratiques :

  • Des mots séparés par des tirets : table-basse-noyer.jpg.
  • Pas d'espaces ni de caractères spéciaux, et de préférence pas d'accents, pour éviter les problèmes d'encodage dans l'adresse.
  • Pas de noms génériques comme image1.jpg ou photo.png.
  • Une extension qui correspond au vrai format du fichier.
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Le contexte autour de l'image

Google tient compte de la page entière : le titre, le texte proche de l'image, la légende éventuelle. Une photo de canapé placée dans un paragraphe sur les canapés en cuir sera mieux comprise que la même photo isolée en bas de page. Une légende visible, avec la balise figcaption, ajoute une information lue par tous.

Une précaution : Google n'indexe pas les images ajoutées en arrière-plan par la feuille de style (CSS). Si une image doit pouvoir apparaître dans la recherche, insérez-la avec une balise img et un attribut src.

Le poids et le format

Les images sont souvent l'élément le plus lourd d'une page. Une photo de 5 Mo sortie d'un téléphone peut à elle seule ralentir l'affichage sur mobile et dégrader le LCP, l'un des Signaux Web essentiels de Google.

FormatUsage conseillé
WebPPhotos et illustrations : bien plus léger que le JPEG à qualité égale, lu par tous les navigateurs récents.
AVIFPhotos : encore plus compact, pris en charge par Google Search et les navigateurs actuels.
JPEGPhotos, quand vous ne pouvez pas convertir.
PNGCaptures d'écran, images avec transparence.
SVGLogos et icônes, qui restent nets à toutes les tailles.
  • Redimensionnez : inutile d'envoyer 4 000 pixels de large pour un affichage de 800.
  • Proposez plusieurs tailles avec srcset, en gardant toujours un attribut src de secours.
  • Indiquez width et height pour que la page ne « saute » pas pendant le chargement.
  • Chargez à la demande les images situées plus bas dans la page, avec loading="lazy", mais jamais l'image principale visible dès l'ouverture.
Exemple

Un menuisier publie 40 photos de réalisations nommées DSC_0012.jpg à DSC_0051.jpg, sans alt, de 4 Mo chacune. Il les convertit en WebP de 150 à 250 Ko, les renomme (cuisine-chene-clair-nantes.webp…) et décrit chacune en une phrase. La galerie s'affiche bien plus vite sur mobile et chaque photo devient compréhensible pour Google Images.

Et pour les IA ?

La plupart des assistants IA qui citent des sources travaillent d'abord sur le texte des pages. Une information importante qui n'existe que dans une image, comme un tableau de prix photographié ou des horaires intégrés à une affiche, risque de leur échapper. Reprenez-la en texte HTML. Le texte alternatif et la légende complètent la compréhension, sans la remplacer. Pour vérifier ce que les robots peuvent lire de vos pages, essayez l'outil de visibilité IA, et voyez nos conseils pour écrire un contenu citable.

Ces réglages font partie de toute liste de contrôle d'audit, aux côtés des balises H et des balises meta.

Questions fréquentes

Faut-il mettre un mot-clé dans chaque attribut alt ?

Seulement s'il décrit vraiment l'image. Une description exacte et naturelle est plus utile qu'un mot-clé forcé.

Le texte alternatif doit-il être différent de la légende ?

De préférence. La légende commente l'image pour tous les lecteurs, l'alt décrit ce qu'elle montre pour ceux qui ne la voient pas.

Un sitemap d'images est-il utile ?

Il aide Google à découvrir des images qu'il ne trouverait pas autrement, par exemple chargées par JavaScript ou hébergées sur un autre domaine. Pour un petit site classique, il n'est pas indispensable.

WordPress gère-t-il le texte alternatif ?

Oui. Dans la médiathèque, chaque image a un champ « Texte alternatif ». Remplissez-le au moment de l'envoi, c'est plus simple que de rattraper des centaines d'images ensuite.

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